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Listes de volcans
Recherche de volcans par listes
Cône récent (Joapira) dans la caldera d'El Golfo surmonté du cloché de l'église Nuestra Señora de Candelaria (sainte patronne des Canaries), novembre 2011
©Digonnet Fabrice
Justifications

Afin d’avoir une vue détaillée des termes scientifiques employés ci-dessous, reportez-vous au glossaire.

Choix des volcans de la base de données :

La liste des volcans entrant dans la base de données crée par l’A.C.T.I.V. provient de la liste officielle des volcans actifs mise en ligne sur le site web Global Volcanism Program (http://www.volcano.si.edu/) édité conjointement par l’USGS et la Smithsonian Institution.
Nous avons décidé de mettre en ligne, en priorité, les volcans les plus célèbres et les plus actifs de la planète. C’est en suivant cette ligne directrice que la base de données de l’A.C.T.I.V. s’enrichira mois après mois.

Choix du découpage géographique :

Plusieurs critères ont été utilisés afin de créer le découpage géographique de la planète en grandes zones volcaniques qui apparaît sur la page d’accueil du site.
Les zones principales (premier niveau de la recherche géographique) ont été découpées en fonction des limites continentales d’une part, et des densités en volcans d’autre part. Ainsi, la zone Extrême-Orient, qui englobe Japon, Kouriles et Kamtchatka, ne représente aucune entité géopolitique ou géographique nette. C’est par contre une zone où la densité en volcans est très élevée. Ainsi, malgré sa faible superficie, elle mérite d’être une zone à part entière.
En ce qui concerne les sous-zones (deuxième niveau de la recherche géographique), la délimitation a été principalement axée sur les frontières étatiques et sur la densité en volcans. En revanche, pour l’Afrique, le découpage est plutôt d’ordre géodynamique.

 

D’une manière générale, les zones et sous-zones ont été découpées de façon à répartir au mieux les volcans. C’est pourquoi, par exemple, le Chili se retrouve séparé entre deux sous-zones. Mais nous avons aussi essayé d’éviter, si possible, de perdre l’aspect intuitif des grandes aires géographiques et culturelles de notre monde. C’est ainsi, par exemple, que le Mexique se retrouve attaché à l’Amérique centrale plutôt qu’aux USA.

Choix des volcans en éruption permanente :

Il s’agit là d’un choix des plus arbitraires. En effet, nous avons décidé, et ce sans qu’il existe une quelconque règle en la matière, de considérer qu’un volcan en éruption permanente est un volcan ayant une activité éruptive persistante depuis au moins 10 ans. Par « activité persistante », il faut comprendre que de petites phases de repos sont possibles lorsque l’alimentation en magma baisse. Mais ces dernières sont courtes et toujours accompagnées d’un dégazage assez important.


Choix des éruptions principales pour chaque volcan :

Le choix des éruptions renseignées pour chaque volcan de la base de données a été assez long et complexe. Il s’est basé sur plusieurs critères. Le premier a été l’importance de l’éruption en terme d’I.E.V. (Indice d’Explosivité Volcanique). Le deuxième critère a été l’occurrence ou non de victimes, blessés ou dommages matériels. Enfin, le troisième critère a été la quantité d’informations disponibles sur le web ou dans la littérature spécialisée concernant telle ou telle éruption.
Ainsi, toutes les éruptions violentes, meurtrières et très documentées, s’étant produites sur les volcans présents dans la base de donnée, sont renseignées.

Choix des renseignements présents dans la section Accès au volcan :

L’ensemble des informations données concernant l’accès et les randonnées sur les volcans présents dans la base de données provient exclusivement de l’expérience de terrain acquise par les membres fondateurs et les membres actifs de l’association ACTIV lors de leurs voyages. Ainsi, le choix des itinéraires présentés a été fonction de la connaissance de ces itinéraires, mais aussi de leur accessibilité.
En aucun cas ces renseignements ne pourront être considérés comme contractuels. Leur date de dernière mise à jour sera très clairement mise en avant.

Choix des contextes géodynamiques :

Les icônes des différents contextes géodynamiques sont au nombre de 7. On y retrouve les contextes principaux : Point chaud, Rift (continental et océanique) et Subduction (continentale et d’arc insulaire). Nous avons intégré aussi le contexte mixte Point chaud et Rift qui est assez répandu (Islande, Ethiopie, etc.). Enfin, nous avons choisi délibérément de faire apparaître un contexte dit Indéfini dans la mesure où bon nombre de volcans se localisent dans des zones géologiquement complexes. Ces dernières ne présentant pas de contexte tectonique clair et le débat scientifique sur le sujet n’étant pas clos, nous préférons ne pas nous engager en faveur de telle ou telle interprétation, pour le moment.

Choix des types d’édifices volcaniques :

Un total de 12 types d’édifices volcaniques a été choisi pour renseigner les volcans de la base de données. Nous avons décidé d’intégrer à la fois des édifices polygéniques (volcan tabulaire, stratovolcan, volcan bouclier, volcan composite, caldera, caldera ignimbritique) et des édifices majoritairement monogéniques (dôme, maar, cône de cendres et/ou de scories, fissure éruptive, champ volcanique).
Ce panel de morphologies volcaniques nous permet ainsi d’identifier clairement chaque volcan ou ensemble de volcans. Cependant, il est clair qu’un certain nombre de volcans peut se retrouver à cheval entre plusieurs types d’édifice en fonction des sources bibliographiques consultées. Notre classification s’appuiera alors principalement sur celle établie par la Smithsonian Institution et l’USGS sur le site web du Global Volcanism Program.
D’une manière générale, c’est la morphologie globale du volcan qui a dicté nos choix. Par exemple, un stratovolcan tronqué par une caldera d’effondrement a été doté de l’icône Caldera. En revanche, un cône de cendres polygéniques actif à l’intérieur d’une caldera a été accompagné de l’icône Cône de cendres. Dernier exemple, un ensemble d’édifices volcaniques principalement monogéniques, regroupant des dômes, des maars et des cônes, est classé dans la catégorie Champ volcanique.

Choix des types d’activité volcanique :

Nous avons choisi 4 types d’activité volcanique, chacun représenté par une icône appropriée.
Il y a les volcans en sommeil. Sur ces volcans, aucune information concernant une quelconque activité de surface (fumerolle, fissuration, etc.) n’a été détectée depuis plusieurs années. Exemples : la Chaîne des Puys, le Santorin, le Mont Cameroun.
Il y a les volcans en latence. Ces volcans connaissent, ou ont connu récemment, une activité de surface liée à la présence de magma à faible profondeur. Il peut s’agir de dégazage, d’importantes phases sismo-volcaniques, d’ouverture de fissures ou de soulèvement notable de l’édifice. Exemples : le Bromo, le Poas, White Island.
Il y a les volcans en activité éruptive irrégulière. Ces édifices connaissent irrégulièrement des phases éruptives explosives ou effusives. Le temps entre deux phases peut être de plusieurs heures comme de plusieurs mois. L’irrégularité peut venir à la fois de l’alimentation en magma (discontinue ou partiellement bloquée) mais aussi de la rareté des observations effectuées (nébulosité, volcan isolé, etc.). Exemples : le Klyuchevskoy, le Soputan, Soufriere Hills.
Enfin, il y a les volcans en éruption permanente. Voir plus haut le paragraphe sur le Choix des volcans en éruption permanente.

Choix cartographiques :

Plusieurs choix spécifiques ont été faits lors de la réalisation des cartes.
Concernant la palette de couleurs, nous avons pris le parti de la réaliser uniquement en fonction de l’altitude. Ainsi, aucun critère biogéographique ne rentre en ligne de compte dans la coloration des cartes.
Pour ce qui est de l’équidistance des lignes de niveau, nous avons basé notre choix sur la lisibilité des cartes. Ainsi, plus les amplitudes d’altitude sont fortes sur une carte donnée, plus l’équidistance va être importante (200 mètres par exemple), et vice versa.
Enfin, nous avons volontairement réduit l’habillage des cartes à leur plus simple expression afin d’éviter toute utilisation de ces documents cartographiques à des fins de randonnées ou de repérage sur le terrain. Ainsi, seules la localisation du sommet du volcan (sommet de l’édifice le plus haut dans le cas d’un champ volcanique), quelques routes et habitations sont mentionnées.