
Afin d’avoir une vue détaillée des termes scientifiques employés ci-dessous, reportez-vous au glossaire.
Choix des volcans de la base de données :
La
liste des volcans entrant dans la base de données crée
par l’A.C.T.I.V. provient de la liste officielle des volcans actifs
mise en ligne sur le site web Global Volcanism Program (http://www.volcano.si.edu/) édité conjointement
par l’USGS et la Smithsonian Institution.
Nous avons décidé de mettre en ligne, en priorité, les
volcans les plus célèbres et les plus actifs de la planète.
C’est en suivant cette ligne directrice que la base de données
de l’A.C.T.I.V. s’enrichira mois après mois.
Choix du découpage géographique :
Plusieurs critères ont été utilisés afin de
créer le découpage géographique de la planète
en grandes zones volcaniques qui apparaît sur la page d’accueil
du site.
Les zones principales (premier niveau de la recherche géographique)
ont été découpées en fonction des limites continentales
d’une part, et des densités en volcans d’autre part. Ainsi,
la zone Extrême-Orient, qui englobe Japon, Kouriles et Kamtchatka, ne
représente aucune entité géopolitique ou géographique
nette. C’est par contre une zone où la densité en volcans
est très élevée. Ainsi, malgré sa faible superficie,
elle mérite d’être une zone à part entière.
En ce qui concerne les sous-zones (deuxième niveau de la recherche géographique),
la délimitation a été principalement axée sur les
frontières étatiques et sur la densité en volcans. En
revanche, pour l’Afrique, le découpage est plutôt d’ordre
géodynamique.
D’une manière générale, les zones et sous-zones ont été découpées de façon à répartir au mieux les volcans. C’est pourquoi, par exemple, le Chili se retrouve séparé entre deux sous-zones. Mais nous avons aussi essayé d’éviter, si possible, de perdre l’aspect intuitif des grandes aires géographiques et culturelles de notre monde. C’est ainsi, par exemple, que le Mexique se retrouve attaché à l’Amérique centrale plutôt qu’aux USA.
Choix des volcans en éruption permanente :
Il s’agit là d’un choix des plus arbitraires. En effet, nous avons décidé, et ce sans qu’il existe une quelconque règle en la matière, de considérer qu’un volcan en éruption permanente est un volcan ayant une activité éruptive persistante depuis au moins 10 ans. Par « activité persistante », il faut comprendre que de petites phases de repos sont possibles lorsque l’alimentation en magma baisse. Mais ces dernières sont courtes et toujours accompagnées d’un dégazage assez important.
Choix des éruptions principales pour
chaque volcan :
Le choix des éruptions renseignées pour chaque volcan de la
base de données a été assez long et complexe. Il s’est
basé sur plusieurs critères. Le premier a été l’importance
de l’éruption en terme d’I.E.V. (Indice d’Explosivité Volcanique).
Le deuxième critère a été l’occurrence
ou non de victimes, blessés ou dommages matériels. Enfin, le
troisième critère a été la quantité d’informations
disponibles sur le web ou dans la littérature spécialisée
concernant telle ou telle éruption.
Ainsi, toutes les éruptions violentes, meurtrières et très
documentées, s’étant produites sur les volcans présents
dans la base de donnée, sont renseignées.
Choix des renseignements présents dans la section Accès au volcan :
L’ensemble des informations données concernant l’accès
et les randonnées sur les volcans présents dans la base de
données provient exclusivement de l’expérience de terrain
acquise par les membres fondateurs et les membres actifs de l’association
ACTIV lors de leurs voyages. Ainsi, le choix des itinéraires présentés
a été fonction de la connaissance de ces itinéraires,
mais aussi de leur accessibilité.
En aucun cas ces renseignements ne pourront être considérés
comme contractuels. Leur date de dernière mise à jour sera très
clairement mise en avant.
Choix des contextes géodynamiques :
Les icônes des différents contextes géodynamiques sont au nombre de 7. On y retrouve les contextes principaux : Point chaud, Rift (continental et océanique) et Subduction (continentale et d’arc insulaire). Nous avons intégré aussi le contexte mixte Point chaud et Rift qui est assez répandu (Islande, Ethiopie, etc.). Enfin, nous avons choisi délibérément de faire apparaître un contexte dit Indéfini dans la mesure où bon nombre de volcans se localisent dans des zones géologiquement complexes. Ces dernières ne présentant pas de contexte tectonique clair et le débat scientifique sur le sujet n’étant pas clos, nous préférons ne pas nous engager en faveur de telle ou telle interprétation, pour le moment.
Choix des types d’édifices volcaniques :
Un total de 12 types d’édifices volcaniques a été choisi
pour renseigner les volcans de la base de données. Nous avons décidé d’intégrer à la
fois des édifices polygéniques (volcan tabulaire, stratovolcan,
volcan bouclier, volcan composite, caldera, caldera ignimbritique) et des édifices
majoritairement monogéniques (dôme, maar, cône de cendres
et/ou de scories, fissure éruptive, champ volcanique).
Ce panel de morphologies volcaniques nous permet ainsi d’identifier clairement
chaque volcan ou ensemble de volcans. Cependant, il est clair qu’un certain
nombre de volcans peut se retrouver à cheval entre plusieurs types d’édifice
en fonction des sources bibliographiques consultées. Notre classification
s’appuiera alors principalement sur celle établie par la Smithsonian
Institution et l’USGS sur le site web du Global Volcanism Program.
D’une manière générale, c’est la morphologie
globale du volcan qui a dicté nos choix. Par exemple, un stratovolcan
tronqué par une caldera d’effondrement a été doté de
l’icône Caldera. En revanche, un cône de cendres polygéniques
actif à l’intérieur d’une caldera a été accompagné de
l’icône Cône de cendres. Dernier exemple, un ensemble d’édifices
volcaniques principalement monogéniques, regroupant des dômes,
des maars et des cônes, est classé dans la catégorie Champ
volcanique.
Choix des types d’activité volcanique :
Nous avons choisi 4 types d’activité volcanique, chacun représenté par
une icône appropriée.
Il y a les volcans en sommeil. Sur ces volcans, aucune information concernant
une quelconque activité de surface (fumerolle, fissuration, etc.) n’a été détectée
depuis plusieurs années. Exemples : la Chaîne des Puys, le
Santorin, le Mont Cameroun.
Il y a les volcans en latence. Ces volcans connaissent, ou ont connu récemment,
une activité de surface liée à la présence de magma à faible
profondeur. Il peut s’agir de dégazage, d’importantes phases
sismo-volcaniques, d’ouverture de fissures ou de soulèvement notable
de l’édifice. Exemples : le Bromo, le Poas, White Island.
Il y a les volcans en activité éruptive irrégulière.
Ces édifices connaissent irrégulièrement des phases éruptives
explosives ou effusives. Le temps entre deux phases peut être de plusieurs
heures comme de plusieurs mois. L’irrégularité peut venir à la
fois de l’alimentation en magma (discontinue ou partiellement bloquée)
mais aussi de la rareté des observations effectuées (nébulosité,
volcan isolé, etc.). Exemples : le Klyuchevskoy, le Soputan, Soufriere
Hills.
Enfin, il y a les volcans en éruption permanente. Voir plus haut le
paragraphe sur le Choix des volcans en éruption permanente.
Choix cartographiques :
Plusieurs choix spécifiques ont été faits lors de la
réalisation des cartes.
Concernant la palette de couleurs, nous avons pris le parti de la réaliser
uniquement en fonction de l’altitude. Ainsi, aucun critère biogéographique
ne rentre en ligne de compte dans la coloration des cartes.
Pour ce qui est de l’équidistance des lignes de niveau, nous avons
basé notre choix sur la lisibilité des cartes. Ainsi, plus les
amplitudes d’altitude sont fortes sur une carte donnée, plus l’équidistance
va être importante (200 mètres par exemple), et vice versa.
Enfin, nous avons volontairement réduit l’habillage des cartes à leur
plus simple expression afin d’éviter toute utilisation de ces
documents cartographiques à des fins de randonnées ou de repérage
sur le terrain. Ainsi, seules la localisation du sommet du volcan (sommet de
l’édifice le plus haut dans le cas d’un champ volcanique),
quelques routes et habitations sont mentionnées.