Localisation du volcan Eyjafjöll

Nom : Eyjafjöll
Région/Pays : Rift est-islandais / Islande
Lat./Long. : 63.63 N/19.62 W
Alt. : 1666 m

Suivi de l'activité éruptive ou des éruptions volcaniques pour le volcan Eyjafjöll au cours du mois d'avril 2010 :


Dépêche du 29 avril 2010 :

L'éruption de l'Eyjafjöll suit son cours. Les sons des explosions sont parfois entendus à Hvolsvöllur, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de l'éruption. Les coulées de lave sont toujours alimentées et leur front se trouve à environ 1 km des points d'émission, dans le cratère nord. Dans ce cratère l'activité explosive se maintient avec des projections propulsées jusqu'à 200m de hauteur. La sismicité est stable et les GPS continuent d'indiquer une déflation. Sources : NORVULK; Vedur.is; IMO.



Dépêche du 27 avril 2010 :

Dans son bulletin mis en ligne aujourd'hui l'IMO indique qu'un cône intra-calderique est en formation. Sa hauteur a été estimée à environ 150 m. Les GPS continuent d'enregistrer une déflation. Source : IMO.



Dépêche du 27 avril 2010 :

L'activité mixte explosive / effusive se poursuit à l'Eyjafjöll. Les coulées n'ont toujours pas été directement observées, mais la fonte du glacier Gígjökull trahit leur présence. Le débit de la rivière Markarfljót, en partie alimentée par ce glacer, est de 120 m3/sec en moyenne actuellement alors qu'il est normalement à 35 m3 en moyenne. Au niveau des mesures géophysiques : la déflation de l'édifice se poursuit toujours et le trémor reste stable actuellement. Le VAAC de Londres maintient le niveau d'alerte aviation au rouge. Sources : Vedur.is; NORDVULK; VAAC de Londres.



Dépêche du 25 avril 2010 :

Les volcanologues ont pu mener hier des investigations par avion sur l'Eyjafjöll. Il ressort que l'évent nord est le plus (voir le seul) actif et que des coulées sont en train de se mettre en place en direction du nord. Ce sont elles qui, sur la webcam Valahnúk, donnent naissance aux volutes de vapeur blanche que l'on voit à la base du panache de cendres. Le débit massique des coulées a été estimé entre 10 et 30 tonnes/sec. Les volcanologues pensent, sur la base de diverses observations concordantes, que leur présence dans le cratère remonte au 21 avril. Le trémor est très stable encore aujourd'hui, le VAAC de Londres maintient le niveau d'alerte rouge (altitude du panache: 2500m environ) ce matin et le rapport des volcanologues se termine par cette phrase "no signs of termination of eruption". Sources: NORDVULK; Vedur.is; VAAC de Londres.



Dépêche du 24 avril 2010 :

Ce matin les sismomètres enregistrent un trémor stable. L'activité éruptive continue de battre son plein et produit un panache bien cendreux, gris clair "graphite" (très différent du panache noir des premiers jours qui était produit par le contact glace-lave). La présence d'eau dans la zone active est toutefois toujours marquée par des passages plus blancs dans et à la base du panache. L'IMO continue, via son réseau de GPS, d'enregistrer une déflation (dégonflement) de l'édifice. Hier matin le panache s'est mis à monter verticalement et le journal en ligne Iceland Review rapporte que les spécialistes expliquent ce phénomène à la fois par un changement de la direction des vents mais aussi par une possible subsidence (enfoncement)du fond du cratère, ce qui n'est pour le moment indiqué dans aucun rapport en ligne des autorités scientifiques. Le VAAC de Londres,quant à lui, maintient le niveau d'alerte aviation au rouge mais le panache se trouve maintenant sous l'altitude de "travail" des radars. Sur l'île les chutes de cendres ont cessé, mais il persiste à l'ouest du volcan un brouillard épais constitué de microparticules. La fonte des glaces, enfin, a fait gonfler à plusieurs reprise ces derniers jours le cours de la rivière Markarfljót, dont l'une des sources est le glacier Gigjoküll (qui descend directement du cratère sommital). Sources : Vedur.is; Mila.is; VAAC de Londres; Iceland Review.



Dépêche du 23 avril 2010 :

Les images des webcams de ce matin montraient une activité encore soutenue, produisant un panache alternant entre une dominante vapeur et une dominante cendreuse d'un gris clair très différent du panache noir du début de l'éruption. Le trémor montre depuis hier midi une tendance à la baisse, légère. Le MODVOLC a, quand à lui, enregistré les premières anomalies thermiques de cette seconde phase de l'éruption: le paroxysme phréatomagmatique des premiers jours n'émettait probablement pas assez de rayonnement thermique. Enfin il est à noter que demain sort un complément du Figaro Magazine avec l'éruption de l'Eyjafjöll en vedette. Par ailleurs, pour les habitants de la région Parisienne, la boite de production St Thomas Production présentera sous peu au Cinéma "Le Rex" un film inédit sur cette éruption. Nous vous donnerons rapidement plus de détails dans la page des actualités (lien en bas à gauche de la page d'accueil). Sources : Vidur.is; Mila.is.



Dépêche du 22 avril 2010 :

L'amplitude du trémor montre une augmentation depuis hier midi (TU) suggérant une intensification de l'intensité de l'éruption (qui ne signifie pas une augmentation de la taille du panache puisque la glace n'est plus aussi présente autour des évents éruptifs). Les webcams sont malheureusement bouchées par le mauvais temps et ne permettent pas l'observation de la phénoménologie. Cependant le VAAC de Londres maintient l'alerte aviation au rouge et indique que le panache est toujours présent, entre 3000 et 3500 m d'altitude. Sources: Mila.is; Vedur.is; VAAC de Londres.



Dépêche du 21 avril 2010 :

Chers internautes il faut absolument que vous regardiez cette vidéo exceptionnelle si vous voulez vraiment savoir à quoi ressemblent des fronts d'ondes. Merci aux deux internautes qui nous ont simultanément fait passer ce lien. Source: Com.pers.



Dépêche du 21 avril 2010 :

Correctif : le NORDVULK indique qu'aucune coulée n'a encore été observée au sommet de l'Eyjafjöll. Depuis le 19 avril la lave liquide est bel et bien présente mais n'a été observée pour le moment que sous forme de projections. Depuis hier soir 21h (TU) plusieurs stations sismiques enregistrent une baisse, légère, de l'amplitude du trémor. La tendance reste toutefois à confirmer. Le VAAC de Londres indique ce matin que le panache se trouve entre 3500 et 4500 m d'altitude et maintient le niveau d'alerte aviation au rouge. Sources : NORDVULK; Vidur.is; VAAC de Londres.



Dépêche du 20 avril 2010 :

Bien que l'amplitude du trémor éruptif reste élevée et stable pour le moment, les GPS indiquent une déflation (dégonflement) en cours sur le volcan. IMO; Mila.is; Vedur.is.



Dépêche du 20 avril 2010 :

Les webcams de ce matin confirment que l'importance du panache est en diminution, tandis que l'amplitude du trémor est toujours aussi élevée. L'éruption est donc stable mais le changement de composition du magma émis (de plus en plus basique) et la disparition progressive de glace autour des bouches éruptives génère moins d'explosions. Le VAAC de Londres maintient toutefois le niveau d'alerte aviation au rouge et confirme que la lave est maintenant visible dans le cratère. Il indique que la panache reste à une altitude de 4000m actuellement. Sources: Mila.is; Vedur.is; VAAC de Londres.



Dépêche du 19 avril 2010 :

Le journal en ligne Iceand Review vient de mettre en ligne un article indiquant que des coulées sont en train de se mettre en place, confirmant notre bulletin émis plus tôt dans la journée. Source: Iceland Review.



Dépêche du 19 avril 2010 :

Le volcanologue Olgeir Sigmarsson, du Laboratoire Magmas et Volcans, actuellement coincé à Copenhague, a mis en ligne des résultats préliminaires de l'analyse de la composition des différentes laves prélevées lors de la première phase éruptive (20 mars-12 avril) et de la seconde (14 avril, actuel). Ces résultats conduisent les spécialistes à penser que l'éruption en cours serait liée à un mélange magmatique entre le basalte primitif émis lors de la première phase (mars-avril 2010) et de la dacite (lave qui avait été émise lors de l'éruption de 1821-1823 et dont des poches stagnaient sous l'édifice) formant une roche intermédiaire de composition andésitique. Les volcanologues ont noté dès le 15 avril que la composition du mélange des deux magmas devenait de plus en plus basique (la composante "dacite" s'efface en quelque sorte) indiquant que la poche de dacite est "évacuée" par l'éruption. Or cette dacite, du fait de sa très haute teneur en gaz, est l'un des deux composant qui donnent à l'éruption sa très forte explosivité, avec le contact glace-lave: moins de dacite conduit donc à une explosivité plus faible (mais si l'intensité de l'éruption est stable, comme le suggère le trémor), ce que semble confirmer la présence aujourd'hui d'une panache sensiblement moins vigoureux. Par ailleurs l'information concernant la présence de coulées de lave (donc de lave fluide, basique) si elle n'est pas encore vérifiée, est donc vraisemblable. Vous trouverez tout le descriptif sur le site du LMV . Source: Olgeir Sigmarsson/LMV.



Dépêche du 19 avril 2010 :

A prendre au conditionnel: on nous a informé il y a quelques instants qu'une effusion (coulées sans activité phréatomagmatique associée) serait en cours au sommet de l'Eyjafjöll, de manière simultanée à la production du panache. Cela reste à confirmer et à suivre. Source: comm.pers.



Dépêche du 19 avril 2010 :

L'éruption se poursuit: le panache est toujours bien alimenté et l'amplitude du trémor est toujours élevée. Le Laboratoire Magmas et Volcans, pôle d'excellence de la Région Auvergne, met en ligne sur son site web officiel le suivi satellite du panache de cendres, grâce au service HOTVOLC. Ils indique en outre que le panache a été repéré grâce au LIDAR ce matin au dessus de Clermont-Ferrand, à une altitude de 3000m. A regarder de près. Sources: LMV; Mila.is; Vedur.is.



Dépêche du 19 avril 2010 :

Les webcams, en particulier celle de Hvolsvelli, permettent d'observer le panache ce matin, emporté vers le sud-sud-est par des vents très puissants. Le VAAC de Londres indique qu'il se trouve actuellement à environ 5000m d'altitude. Le niveau d'alerte est donc maintenu au rouge. Toutefois, en ce qui concerne la France tout du moins, la DGAC indiquait hier soir sur son site que les vols à vue sont autorisés dans l'espace aérien Français, uniquement pour les vols commerciaux utilisant de petits avions dont les moteurs (à hélice) sont munis de filtres à air. EUROCONTROL, l'organisme qui gère l'ensemble des vols européens, indiquait sur son site web que plus de 63000 vols ont été annulés depuis le début de l'éruption. 5000 vols, contre 24000 en temps normal, sont partis hier sur le territoire européen. La sismicité de l'éruption, en particulier l'amplitude du trémor, reste élevé. Sources: VAAC de Londres; DGAC; EUROCONTROL; Mila.is; Vedur.



Dépêche du 18 avril 2010 :

Le NORDVULK a mis en ligne quelques précisions concernant les volumes émis et débit de l'éruption phréatoplinienne en cours sur l'Eyjafjöll. Depuis les 72 dernières heures l'éruption a émis au total 140 M3 de cendres (volume non compacté, correspondant à un volume compact de 75 millions de m3 environ) répartis sous trois formes: 10 millions de m3 dans les Jokulhaulps; 30 millions de m3 coincés au sommet dans les cavités glaciaires; 100 millions de m3 dans le panache de cendres. Le débit du panache est estimé à 300 M3/sec correspondant à 750 tonnes/sec de cendres. Les webcams se dégagent actuellement (14h14, heure française) et permettent de voir un panache toujours aussi important et bien alimenté. Les vents sont de nouveau presque ouest-est. Source: Mila.is; NORDVULK.



Dépêche du 18 avril 2010 :

Depuis hier soir le trémor montre une très nette hausse tandis que la météo s'est fortement dégradée et bouche maintenant la visibilité sur les webcams. Le VAAC de Londres indique que l'altitude maximale atteinte actuellement par le panache est de 7600m. Le niveau d'alerte aviation est maintenu au rouge. Sources : Vedur.is; VAAC de Londres.



Dépêche du 17 avril 2010 :

Des images absolument ahurissantes des éclairs intra panaches sont en ligne sur le site de Stromboli Online. Les images, que vous pouvez admirer ici se passent de commentaires. A vous de juger. Source : comme pers.



Dépêche du 17 avril 2010 :

Les images envoyées actuellement (13h15, heure française) par les webcam montent que le panache n'est désormais plus alimenté en continu, mais par grosse pulsations. La sismicité , et en particulier les enregistrements du trémor, montrent que celui-ci est stable. Une possibilité pour expliquer le changement dans l'alimentation du panache est d'imaginer que depuis ce matin la quantité d'eau (liquide et/ou glace) disponible et en contact avec le magma émis est moindre. A noter que lors des pulses les panaches phréatomagmatiques caractéristiques (noir/blanc, presque du surtseyen) sont encore bien visibles. . Sources: Mila.is; Vedur; NORDVULK



Dépêche du 17 avril 2010 :

Les images webcam de ce matin, enfin claires, montent de manière spectaculaires l'importance du panache de l'Eyjafjöll, qui apparait essentiellement constitué de vapeur (avec quelques bouffées plus cendreuses), et les chutes de cendres sont bien visibles. Le VAAC de Londres maintient le niveau d'alerte aviation au rouge et indique que le panache monte à environ 8500 m d'altitude. La sismicité liées à l'éruption (sismicité volcanique) se montre toujours stable actuellement, et la sismicité volcano-tectonique (fracturation liées aux mouvement de magma) sous l'édifice est assez faible. Alors qu'un vent d'ouest soufflait jusqu'alors c'est maintenant un vent du nord qui prend le relai. Le panache se dirige donc actuellement en direction de l'atlantique Sources: Mila.is; IMO; Vedur.



Dépêche du 16 avril 2010 :

Tandis que les cendres produites par l'éruption de l'Eyjafjöll continuent de perturber ce matin tout le trafic aérien du nord de l'Europe, le NORDVULK a mis en ligne un ensemble de cartes mappées par des images radar (qui permettent de traverser la couche de nuages qui recouvre le massif) et permettent donc de voir l'état du glacier. Il apparait que l'éruption est essentiellement sommitale, avec des cavités immenses liées à la fonte du glacier sous l'effet de l'éruption. Trois cavités se sont formées dans l'enceinte du cratère sommital et étaient alignées sur un axe sud-ouest/nord-est. Une autre zone éruptive hors cratère a été observée à la cote 1380 m sur le flanc sud de l'Ejafjöll, sur le même axe que les trois cavités précédemment citées : on est bien là sur une seule et même fracture éruptive et deux kilomètres séparent les deux zones éruptives situées aux extrémités de la fracture. La plus grosse cavité ouverte dans le glacier au sommet mesure environ 150 m de large mais l'ensemble des cavités est entourée de fractures (liées à l'affaissement de la masse glaciaire autour des cavités) qui s'étendent à plus de 100 m alentours. L'ensemble fait environ 500 m de diamètre. Par ailleurs la zone d'activité située sur le flanc sud est accompagnée elle aussi de facturations glaciaires liées à de la fonte et à l'affaissement de la glace superficielle. Il se peut donc que des écoulements boueux prennent naissance sur ce flanc. Le VAAC de Londres maintient actuellement le niveau d'alerte rouge pour l'aviation et indique que les panaches s'élèvent à plus de 5000 m d'altitude. Le trémor est actuellement faible et stable et les images webcam montrent que la panache est toujours aussi important mais relativement peu chargé en cendres (bien que cela puisse changer rapidement). Sources : Vedur; VAAC de Londres; NORDVULK; Mila.is.



Dépêche du 15 avril 2010 :

L'éruption continue, perturbant l'activité de presque tous les aéroports d'Europe du nord. Une image magnifique a été saisie aujourd'hui par le MODVOL. Vous pouvez la regarder en cliquant ici. Par ailleurs le trémor vient de connaitre un nouveau pic d'amplitude ces deux dernières heures, mais celui-ci semble se calmer actuellement. Le VAAC de Londres a émis un bulletin à 18h00 TU dans lequel est indiqué que le niveau d'alerte aviation est au rouge et que l'altitude du panache de cendres varie entre 4500 et 10000 m. Sources : MODIS; Vedur; VAAC de Londres.



Dépêche du 15 avril 2010 :

Alors que l'éruption semble se poursuivre les quelques 700 personnes évacuées en début de crise ont pu retourner chez elles la nuit dernière. Les chutes de cendres sont abondantes à l'est du volcan et des fermiers interviewés ce matin indiquaient que l'atmosphère était trop opaque pour voir la maison des voisins. Source : Iceland Review.



Dépêche du 15 avril 2010 :

Les cendres produites par l'éruption sommitale de l'Eyjafjöll ont affecté les vols en Norvège, Russie, Suède, Irlande et Écosse. Aucun incident ne s'est produit mais la prudence est de mise et les couloirs de vols ont été modifiés, certains vols ont été annulés. En Islande même, l'une des plus grosses fermes de l'île, productrice de semences (graines) a été détruite par le Jokulhaulps. Ce dernier a culminé hier vers 13 heures (heure locale) puis a commencé à s'affaiblir. Le VAAC de Londres, quant à lui, indique que la hauteur du panache de cendres est de 6 km en moyenne, mais monte parfois jusqu'à 11 km. La webcam Valahnúk de Mila.is permet actuellement de voir le panache,tantôt composé de vapeur, tantôt de cendres et vapeur, caractéristique d'une activité phréatomagmatique, bien que la sismicité soit très basse actuellement. Sources : Iceland Review; VAAC de Londres; Mila.is; IMO; Vedur.



Dépêche du 14 avril 2010 :

Le NORDVULK vient de mettre en ligne une carte (en islandais) sur laquelle est localisée la nouvelle zone active. Elle est disponible en cliquant ici. Au moment de la rédaction de cette actualité les sismomètres enregistrent une importante chute dans l'amplitude du trémor. Un Jokulhaulps, qui est passé sous le glacier Gígjökull (au nord), est en cours actuellement. Il semble qu'un autre Jokulaulps, moins important se soit formé sur le flanc sud, mais peu d'information et de descriptions sont disponibles actuellement. Cette vidéo exceptionelle montre à la fois le panache éruptif, essentiellement constitué de vapeur d'eau, et le départ du Jokulaulps sur le bord ouest du glacier Gígjökull . Sources : IMO; Vedur; NORDVULK, NRK.



Dépêche du 14 avril 2010 :

Le quotidien en ligne Iceland Review a édité plusieurs bulletins d'informations aujourd'hui. Dans le plus récent il est indiqué que les volcanologues qui ont survolé l'édifice ont pu mettre en évidence une fissure longue de 500m ouverte au sommet. Des cendres ont été déposées vers l'est mais l'activité éruptive est encore essentiellement sous glaciaire actuellement. Le cratère sommital de l'édifice est échancré vers le nord (c'est dans cette échancrure que prend naissance la plus importante langue glaciaire du massif) et c'est donc par là que l'eau de fonte qui s'accumule actuellement sous le glacier a le plus de chance de s'échapper et de former, dans la vallée de Torsmörk, un Jokulhaulp. C'est la crainte de ce phénomène qui a incité les autorités à évacuer en urgence plus de 700 personnes, dont plus de 400 se sont regroupées dans un centre d'accueil à Hvolsvöllur avant d'être évacuées tranquillement, mais sûrement. La route nationale n°1 est fermée entre Hvolsvöllur et Skógar et d'ores et déjà le débit de la rivière Markarfljót s'est considérablement accru (1000m3/sec) et un pont pour les randonneurs a déjà été emporté. Source: Iceland Review.



Dépêche du 14 avril 2010 :

Les volcanologues confirment qu'une nouvelle éruption a débuté sur l'Eyjafjöll. Ils localisent l'activité dans le cratère sommital, mais ils n'ont pour le moment aucune observation directe à cause du mauvais temps sur place. Ils pensent avoir plus de données plus tard dans la journée mais d'ores et déjà le VAAC de Londres rapporte la présence d'un panache (cendres? vapeur? les deux?) haut de plus de 8000m. Sources : NORDVULK; VAAC de Londres.



Dépêche du 14 avril 2010 :

Depuis ce matin, minuit, l'amplitude du trémor montre une nette augmentation avec un premier pic entre 03 et 04h du matin (TU). Le mauvais temps cours malheureusement toujours sur la zone éruptive et il est donc impossible de relier ces mesures télémétrées à des observations de terrain. Par ailleurs il n'est pas sur que cette sismicité soit liées à la zone éruptive à proprement parlé car au même moment l'IMO indique qu'une crise sismique très superficielle a débuté peu avant minuit à environ 10 km au sud-est de la fracture éruptive. Les hypocentres (foyers) sismiques sont situés sous le flanc sud de l'Eyjafjöll, cette fois sous le glacier qui recouvre l'édifice. Affaire à suivre de très très près, même si cette crise s'est fortement atténuée à partir de 02-03 heures du matin (TU). Sources : Vedur, IMO.



Dépêche du 12 avril 2010 :

Le mauvais temps continue de boucher la vue des webcams pointées vers l'Eyjafjöll. Cependant depuis le 11 avril minuit (nuit du 10 au 11 avril) les sismomètres ont enregistré une baisse de l'amplitude de trémor, à toutes les gammes de fréquences enregistrées entre 0,5 et4 Htz. Sur la gamme la plus élevée (2-4 Hz), le tracé du trémor est presque complètement plat depuis cette date. Se pose la question de savoir si cette évolution de la sismicité correspond ou non à une diminution, voire un arrêt de l'activité. Par ailleurs une vidéo a été mise en ligne hier sur le site de la télévision Rùv montrant la présence d'un petit "lac de lave" dans le cratère du cône en formation. La vidéo est . Source: Vedur; Iceland Review; Rùv.



Dépêche du 09 avril 2010 :

Le mauvais temps bouche l'ensemble des webcams pointées sur l'Eyjafjöll. Aucune information précise ne permet donc de décrire ce qui se passe actuellement sur la zone. Cependant l'IMO a mis en ligne un rapport donnant quelques chiffres concernant cette éruption. tout d'abord ce sont environ 23 millions de m3 de lave qui ont été émis depuis le début de l'éruption, le 20 mars dernier. Le champs de lave (coulées) produit couvre actuellement une superficie de 1.3 km², sur une épaisseur comprise entre 10 et 12 m. Le plus gros cône (celui qui était actif juste avant l'ouverture de la seconde fissure) fait 82 m de haute (altitude: 1067m.). L'Institut des Sciences de la Terre a, par ailleurs, publié un modèle 3D sur lequel est reconstitué la succession des coulées et des ouvertures de fissures. Vous pouvez le consulter juste là. Source: IMO.



Dépêche du 07 avril 2010 :

La webcam Fimmvorduhalsi, qui était déconnectée depuis ce week-end, a été remise en service cet après-midi. Elle permet de montrer que les fontaines de lave de la seconde fracture ont édifié un petit cône. Au moins trois évents y sont actifs, dont deux tournés vers la webcam, et siège d'une activité de "pseudo fontaines": le spectacle promet d'être superbe dans les ambiances de fin et de début de journée. Source: mila.is; comme pers.



Dépêche du 07 avril 2010 :

L'homme disparu hier a été retrouvé mort lui aussi par hypothermie. C'est en revenant du site de l'éruption qu'ils se sont perdus et que leur voiture, en manque de carburant, est tombée en panne. Ils n'avaient aucun équipement adapté aux grands froids qui règent actuellement sur la zone. Bien que, du strict point de vue de la topographie, l'éruption reste accessible, son observation necessite un équipement suffisamment adapté aux grands froids. Source: Iceland review.



Dépêche du 07 avril 2010 :

Hier une femme, en route pour aller observer l'éruption, a été retrouvé morte. Elle faisait partie d'un groupe de trois personnes, dont une autre femme (retrouvée saine et sauve) et un homme toujours porté disparu actuellement. Ils se sont perdus avec leur véhicule et ont du passer la nuit dehors. Pour une raison inconnue, ils ont quitté le véhicule et la vicitme est décédée d'hypothermie. De lourds moyens ont été mis à disposition pour tenter de les retrouver, et ce dès que l'homme a pu contacter les secours sans, malheureusement, parvenir à leur indiquer sa position. Source: Iceland Review.



Dépêche du 07 avril 2010 :

L'activité se maintient sur l'Eyjafjöll. La seconde fracture éruptive continue d'émettre des coulées et semble toujours le siège de fontaines de lave. Actuellement les images webcam montrent la formation d'importants panaches de vapeur sur le petit replat qui se trouve entre la fissure et le départ de la ravine Hvannargìl (peut-être la zone appelée Morinsheidì sur les cartes), suggérant la mise en place de coulées dans une zone encore riche en glace et neige. Le spectacle est d'autant plus beau que le plafond nuageux est très gris et très bas (il frôle le haut des fontaines). Vraiment cette éruption est exceptionnelle à tous points de vue. Source: Mila.is.



Dépêche du 05 avril 2010 :

Ce matin, avant que les nuages n'occupent la totalité du champ de vision, un léger panache de vapeur pouvait être vu en lieu et place du gros panache d'hier soir. L'incandescence liée à l'activité sur la seconde fracture était toujours bien visible mais il n'était pas possible de distinguer les détails de l'éruption et donc de déterminer la phénoménologie. A noter que les stations sismiques "hvo", l'une des stations les plus éloignées du site de l'éruption placée au sud-est du Katla, et "hau" enregistrent une forte augmentation de l'amplitude du trémor dans la gamme de fréquences 0,5-1htz depuis hier soir 20h00 TU. Cette augmentation est aussi enregistrée, de manière beaucoup plus faible sur les stations "esk" (au sud-ouest du Katla) et "mid" (à l'ouest de l'Eyjafjöll). Sources : Mila.is; Vedur.is.



Dépêche du 04 avril 2010 :

Une intense activité, phréatomagmatique ou phréatique (de loin il est difficile de faire la détermination), a débuté dur l'Eyjafjöll, juste à l'ouest de la seconde fracture éruptive. Un important panache très blanc se développe actuellement au-dessus de la zone active et est emporté vers le nord-est par le vent. Le VAAC de Londres n'a pour le moment édité aucun bulletin d'alerte concernant l'événement. Source: Mila.is.



Dépêche du 03 avril 2010 :

L'activité éruptive se poursuit sur la seconde fissure active. On pouvait apercevoir ce matin l'incandescence liée à l'activité mais, puisque seule la webcam Þórólfsfelli est fonctionnelle depuis hier soir et que la météo est beaucoup moins propice, il n'est pas possible de caractériser précisément le style éruptif (toujours des fontaines ? activité Strombolienne ? hauteur des projections, etc.). Les enregistrements du trémor montrent, depuis avant-hier midi, une augmentation de son amplitude dans une gamme de fréquences comprise entre 1 et 2 Htz sur toutes les stations, particulièrement GOD (station Goðabunga) située à environ 5500 m au nord-est du site éruptif (c'est la station la plus proche). Les deux autres gammes de fréquences, 0,5-1 Htz et 2-4 Htz, varient très peu sur toutes les stations. Sources : Mila.is; IMO.



Dépêche du 02 avril 2010 :

Notre contact sur place nous confirmait hier soir que l'activité sur le cône, bien que toujours présente, était nettement réduite par rapport à celle qu'il connaissait avant l'ouverture de la seconde fissure éruptive. Les images webcams de ce matin indiquent que la situation reste globalement inchangée. La nouvelle carte des coulées éditée par le NORDVULK indique que les nouveaux épanchements ont commencé à couler sur une replat nommé Hùthòlmar avant d'entrer dans la partie amont de la ravine Hvannargìl. Leur longueur mesurée au 31 mars était alors d'environ 1500 m. Enfin, l'accès à la zone est de nouveau autorisé depuis hier. Sources : comm pers.; webcams mila.is; NORDVULK.



Dépêche du 01 avril 2010 :

L'activité sur la nouvelle fracture se poursuit actuellement. Mais il smeble que l'activité sur le cône de la première fracture se soit arrêtée, ou du moins soit bien moindre deuis cet après-midi. C'est du moins ce que suggèrent les images de la webcam Fimmvorduhalsi de mila.is. En tout cas la sismicité globale reste modérée, bien que le trémor ait connu entre 08h00 et 14h00 (TU) un pic dans la gamme de fréquences comprises entre 1 et 2 Htz. Sources: mila.is; Verdurstofa.



Dépêche du 01 avril 2010 :

Le Volcanism Blog rapporte que, suite à l'ouverture de la nouvelle fissure éruptive hier soir, la zone est maintenant fermée à l'activité touristique. Une cinquantaine de personnes ont dû être évacuées par hélicoptère. Il est aussi précisé que la longueur de la fissure est d'environ 300 m, et qu'elle s'est ouverte à la perpendiculaire de la première fissure éruptive. Elle est donc orientée nord-ouest sud-est, si l'on se base sur les cartes éditées par les volcanologues du NORDVULK. Sources: Volcanism Blog; NORDVULK.



Dépêche du 01 avril 2010 :

Ce matin l'activité sur la nouvelle zone active est toujours aussi intense, montrant plusieurs fontaines de lave alignées. L'activité sur le cône n'a toujours pas varié non plus. Les images des webcams hier soir montraient, immédiatement après l'ouverture des fissures, des nuées de motoneiges tournoyant autour de la zone active. Notre contact sur place nous a décrit hier une ambiance assez peu commune : des milliers de personnes montent tous les jours dans la zone, parfois en dépit du bon sens et des règles minimum de sécurité. Ainsi de nombreuses personnes ont du être aidées (disons presque secourues) car elles étaient frigorifiées sur le chemin du retour à cause du froid intense qui règne actuellement là-haut (jusqu'à -20°C par grand vent). On peut même voir des vidéos sur Youtube qui montrent de petits avions qui se posent sur la glace à quelques centaines de mètres de la fracture active. Si l'accident ne s'est pas encore produit, les conditions semblent en tout cas réunies pour que cela arrive et les mesures de prévention sont actuellement inexistantes. Sources : webcam mila.is; comm.pers.



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        •  Mois d'avril
        •  Mois de mars


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