Localisation du volcan Hierro

Nom : Hierro
Région/Pays : Iles Canaries / Espagne
Lat./Long. : 27.73 N/18.03 W
Alt. : 1500 m

Suivi de l'activité éruptive ou des éruptions volcaniques pour le volcan Hierro au cours du mois de novembre 2011 :


Dépêche du 30 novembre 2011 :

L'activité se poursuit de manière assez stable au large de La Restinga. L’émission de blocs a cessé depuis dimanche mais a été suivie par la production d'une vaste tâche de couleur marron, chargée de particules. Un pH de 5.71 a été mesuré dans la zone active ce qui est assez acide. En parallèle, la sismicité sous El Golfo se poursuit à un "rythme" modéré à faible, en comparaison avec ce qu'elle a été au début de la seconde phase d'activité sismique. L'INVOLCAN, quant à lui, continue de mesurer une hausse des émissions de CO2 diffus à travers toute l'île, avec une valeur atteignant maintenant quasiment 2400 tonne/jour. Sources : AVCAN; Cabildo El Hierro.



Dépêche du 28 novembre 2011 :

Au cours de l'après-midi d'hier et cette nuit une nouvelle phase d'activité sous-marine plus intense que la normale s'est produite, libérant durant plusieurs heures des blocs qui, tractés par leurs gaz, sont remontés à la surface. Cette activité n'est probablement pas due à une hausse de l'intensité de l'éruption puisque le trémor ne varie pas de manière significative pendant ces périodes là. L'INVOLCAN a pris des images lors d'un survol de contrôle de cette phase d'activité et vous pourrez trouver les photos ici. L'une d'entre elle, relevée par l'AVCAN est assez intéressante, car elle montre un des blocs qui éclate en morceaux, probablement en raison de la surpression de ses gaz. Source : AVCAN; IGN.



Dépêche du 26 novembre 2011 :

L'activité éruptive poursuit son cours au large de la Restinga est se marque par la stabilité de son trémor. Le dernier communiqué du gouvernorat des Canaries indique que les relevés bathymétriques effectués récemment par le Ramòn Margalef ont permis de constater une diminution de la hauteur du cône sous-marin, probablement en raison d'effondrements. L'activité sismique étant plutôt en période de calme sous le flanc nord, les autorités au décidé de lever les évacuations préventives mises en place dans le nord de l'île et décidé la réouverture du tunnel de Los Roquillos qui facilite l'accès La Frontera (secteur d'El Golfo). Sources : Gouvernorat des Canaries; IGN.



Dépêche du 23 novembre 2011 :

L'activité d'El Hierro se maintient au large de La Restinga, avec quelques petites variations. Ainsi, lors d'un survol de la Guardia Civil lundi, une nouvelle zone de bouillonnement s'est mise en place rapidement, à 200 m à l'est de la zone principale. L'origine de cette brusque arrivée de gaz n'est pas très claire, en particulier parce qu'il s'agit d'un phénomène transitoire, et qu'il ne se trouve pas dans la direction globale de la fracture éruptive. L'IGN précise que ce phénomène s'était déjà produit (au même endroit?) auparavant (4 novembre). Source : IGN.



Dépêche du 20 novembre 2011 :

Après la baisse du trémor observée ces derniers jours, le voici de nouveau à la hausse. Il a même saturé les capteurs dans la journée d'hier. Cependant, il n'y a toujours pas d'activité en surface. Côté nord, toujours de nombreux séismes enregistrés à une profondeur d'environ 20 km. Sources : AVCAN, IGN Canarias.



Dépêche du 18 novembre 2011 :

Les membres du PEVOLCA ont confirmé hier que la sismicité et la déformation sont stables sur l'île d'el Hierro, et maintiennent qu'il n'y a qu'une seul centre éruptif actuellement, au large de La Restinga. Le trémor a connu, hier soir à partir de 23h05 (heure locale), une chute importante de son amplitude. Cependant, ce type d'événement s’étant déjà produit auparavant au cours de cette éruption, on ne peut le considérer comme un signe de fin d'éruption, d’autant plus que la sismicité profonde, si elle est stable et relativement faible, pourrait toujours être liée à des mouvements de magma. Sources : gouvernorat des Canaries; ign.es



Dépêche du 16 novembre 2011 :

La situation retrouve donc un semblant de normalité à La Restinga où les commerces ont commencé à révouvrir progressivement depuis la fin de semaine dernière, tandis que l'activité se maintient au large. Les informations récoltées lors de notre passage sur l'île auprès des scientifiques de l'IGN et de quelques scientifiques d'autres nationalités venus observer l'événement, se résume assez facilement. Après plus d'un mois d'activité aucun d'entre eux ne semble convaincu par le scénario d'une évolution du site éruptif, que ce soit par l'ouverture d'une bouche au nord de l'île, ou par la mise en place de nouveaux évents plus proches de la côte. Le système semble en effet stabilisé et la probabilité d'une évolution est donc réduite. Par ailleurs l'évent actif semble s'être mis en place sur une pente, empêchant ou ralentissant la construction d'un cône (il faudra attendre de nouveaux résultats de bathymétrie pour avoir un point sur cette évolution). Il semble donc très peu probable qu'un édifice surtseyen voit le jour, en tout cas dans un délai raisonnable. Sur ce point encore personne ne peut avoir de certitudes mais la probabilité reste faible. Enfin en ce qui concerne l'échantillon bicolor (blanc-noir) qui ont tant fait parler d'eux au départ de l'éruption, l'hypothèse de sédiments hydratés (à bas point de fusion) refondu par l'arrivée de la basanite n'a pas beaucoup été mise en avant alors même que peu de scientifiques sont convaincu d'une origine magmatique de cette roche blanche. Pour nombre d'entre eux, qui attendent de faire des analyses ou d'en connaitre les résultats, l'hypothèse de sédiments siliceux refondus en un magma de composition globale proche d'un trachyte ou d'une rhyolite semble bien plus proche de la réalité que celle d'un vrai mélange magmatique de type mingling. Cette roche aura tout de même fait des dommages collatéraux. Le scientifique qui annonçait aux médias la composition trachytique de la roche blanche et alertait (certes avec un ton trop alarmiste) sur une activité potentiellement plus explosive et dangereuse que prévue, reste professeur d'université mas a subi des sanctions suite à ses déclarations. Source : ACTIV.



Dépêche du 15 novembre 2011 :

L'activité au sud d'El Hierro continue sur le même régime. Au nord, rien de nouveau. La nouveauté tient plutôt des informations apportées par Carmen Lopez, porte parole du comité scientifique du PEVOLCA, lors d'une conférence de presse de suivi de crise hier. Elle précise que l'ordre d'évacuation pour les habitants de la Restinga est levé même si toutes les mesures de sécurité sont conservées. Les élèves de la ville iront à l'école à El Pinar et des bus de l'armée se tiennent près à toute éventuelle évacuation. Au nord, mis à part le risque sismique toujours bien présent, les signes d'une éruption prochaine ne sont pas là. Les mesures effectuées (contrairement à ce que rapportait la presse la semaine dernière), n'indiquent rien d'alarmant. Elle rassure en ajoutant que si une éruption similaire à celle de la Restinga avait lieu, à la même distance des côte, il n'y aurait aucun effet en surface étant donné la forte pente qui existe sur ce versant de l'île. Sources : Eldiariomontanes.es; levante-emv.com



Dépêche du 14 novembre 2011 :

Au lever de jour l'activité semble avoir connu une modification sur l'évent sous-marin. A partir de 7h57 heure locale, et jusqu'à maintenant (9h15 heure locale), on voit se former sur la surface, à deux endroits distincts dans la zone de brassage, des petits panaches de vapeur blanche. Aux jumelles, on voit distinctement l’arrivée de blocs de roches à la surface. Certains sont liés à l'émission des petits panaches. La guardia civil a rapidement affrété son bateau ce matin et vient d'embarquer des membres de l'IGN pour aller observer au plus près l'activité en cours et tenter de récolter des échantillons. Source : ACTIV, sur place.



Dépêche du 13 novembre 2011 :

Deux nouvelles webcams ont été installées autour de la Restinga (lien suivant). L'arrivée en surface de l'activité éruptive (si elle se produit !) ne devrait donc pas passer inaperçue !



Dépêche du 13 novembre 2011 :

Suite à des informations en provenance d'un membre de l'ACTIV actuellement sur place, il semblerait qu'il faille prendre avec la plus grande prudence les informations quelque peu alarmistes sur la situation au nord d'El Hierro. En effet, il n'y aurait aucune certitude concernant le signal de trémor enregistré dans le secteur de La Frontera et les dégazages n'auraient, pour le moment, rien d'alarmant. Attendons la suite des événements. Sources : comm. perso. ACTIV.



Dépêche du 12 novembre 2011 :

Alors que cette journée du 11 novembre n'a rien laissé apparaître de nouveau au sud de l'île, côté Restinga, c'est au nord que se focalise l'attention des scientifiques. Outre le nombre important de séismes que subissent les habitants de la Frontera ces derniers jours, les données venant du navire Ramón Margalef de l'Institut Océanographique Espagnol avaient commencer à inquiéter les personnes en charge de la gestion de crise. Des gaz volcaniques s'échappent de fissures au large de la ville. On n'exclue pas non plus des sorties sur terre. On est donc en quête du moindre indice trahissant la présence de gaz sur l'île. La possibilité d'une éruption sur l'île est même envisagée. Néanmoins, la découverte, il y a quelques jours de ce dégazage ne veut pas dire pour autant que le gaz ne sortait pas depuis déjà bien longtemps (des mois, des années, voire plus ?), il était seulement inconnu jusqu'alors. Bien sur, la persistance de l'activité sismique dans ce secteur, mais aussi la détection d'un trémor volcanique distinct de celui du sud et la déformation du sol dans la zone nord d'El Golfo donne un caractère sérieux à cette éventualité. Le directeur de l'IGN Canarias, aussi porte parole de Pevolca, a lui même annoncé à la presse qu'il ne faut plus négliger ce risque même si sur terre, on n'a encore rien de significatif pour l'instant, et que ce risque soit très faible. Sources : La razon, El Pais; IGN Canarias.



Dépêche du 11 novembre 2011 :

Alors que l'éruption sous-marine suit son cours, sans changement majeur pour le moment au large de la Restinga, l'activité sismique a été particulièrement marquée cette nuit au nord de l'île dans le secteur de la Frontera avec un séisme de magnitude 4,6 enregistré à 00h20 heure locale. Ce séisme, localisé à une vingtaine de kilomètres de profondeur, est le plus puissant depuis le début de la crise en juillet. D'autres moins important ont suivi dans la nuit dans la même zone. Au sud d'El Hierro, le trémor lié à l'activité volcanique est toujours enregistré mais reste relativement faible. Il n'y a donc pas d'indication de modification du régime éruptif détectable avec ce seul paramètre. Sources : IGN Canarias; Europasur.es.



Dépêche du 10 novembre 2011 :

L'événement majeur de ces dernières heures est l'interdiction d'accès à certaines plages du sud de l'île d'El Hierro par le PEVOLCA. La crainte est que certaines de ces plages, peu soumises au vents, aient par moment de trop forte concentrations en gaz toxiques liés à l'éruption. Du coup, l'interdiction ne touche pas la Restinga, considérée comme plus aérée et moins soumise à ce risque. Cette mesure a été prise suite à un incident, ce mardi, où un technicien de l'IGN s'est senti mal à cause de l'inhalation de ces gaz alors qu'il effectuait des mesures de monoxyde de carbone dans la région. Côté trémor volcanique, il s'est légèrement atténué depuis hier matin. Sources : IGN Canarias; Publico.es .



Dépêche du 09 novembre 2011 :

L'activité sismique, notamment le trémor enregistré dans le secteur de La Restinga, est en augmentation. Des signaux sismiques d'explosions sont relevés. L'activité surtseyenne se fait toujours attendre ! Sources : IGN, AVCAN.



Dépêche du 09 novembre 2011 :

L'activité de dégazage de fin d'après-midi d'hier fait la une des journaux espagnol aujourd'hui. Cette bulle de gaz accompagnée de cendres est en effet la plus importante observée depuis la soirée de samedi dernier. Le mélange eau de mer et cendres a été poussé par les gaz à environ 25 m au-dessus du niveau marin à 16h00 GMT. Une autre bulle, de moindre ampleur, a aussi été observé vers les 17h00. A chaque fois, une forte odeur d'oeufs pourris (hydrogène sulfuré) a été sentie sur terre suite à ces émissions. Des techniciens de l'IGN Canarias mesurent les concentrations en gaz. La crainte n'est pas pour ce gaz odorant qui est très dilué dans l'air et le SO2 grandement mélangé à l'eau, mais plutôt pour une forte concentration en CO2, inodore mais autrement plus dangereux car pouvant se déplacer en nappes denses au niveau de l'océan et atteindre les zones proches comme la Restinga. Nul doute que cette activité continuera de faire parler d'elle, d'autant plus si le sommet du volcan, encore sous-marin, se rapproche de la surface : l'activité hydromagmatique sera alors beaucoup plus visible en surface avec des panaches cendreux. Des mesures thermiques effectuées au niveau du dégazage montrent clairement la chaleur dégagée par l'activité sous marine avec une eau à 35,3°C. C'est 11°C de plus que la température de l'eau dans les zones non affectées par le phénomène. Côté trémor, on observe depuis 7h25 GMT une augmentation avec un signal en "yoyo" rythmique. Quant à l'activité sismique au nord de l'île, elle continue dans le secteur de la Frontera. Plusieurs séismes d'une magnitude d'environ 3,5 ont été ressentis par la population. sources : IGN Canarias, AVCAN.



Dépêche du 08 novembre 2011 :

Il semblerait que la première explosion "aérienne" se soit produite sur l'évent actif en mer au large de l'île d'El Hierro. Une projection de gaz, cendres et blocs aurait atteint une vingtaine de mètres de hauteur, dégageant de fortes odeurs de soufre. Le bouillonnement se poursuit avec une vigueur accrue, en témoigne la vidéo suivante. On attend désormais avec impatience l'émergence de ce nouveau cône ! Source : La Provincia, RTVC.



Dépêche du 08 novembre 2011 :

De beaux clichés pris d'hélicoptère sont visibles sur le lien suivant. On voit clairement que l'activité se rapproche de la surface océanique. L'éruption aérienne devrait débuter sous peu. Source : Instituto Volcanologico de Canaria.



Dépêche du 08 novembre 2011 :

Un habitant d'El Pinar a décidé d'installer une webcam pointée sur la zone active. Vous la trouverez sur la fiche d'El Hierro du site. Bon visionnage à tous!. Source : Diarioavisos.



Dépêche du 07 novembre 2011 :

L'activité superficielle faite d'un bouillonnement intense d'eau et de cendres est réapparue ce matin, similaire à ce qu'elle était samedi. Des observateurs rapportent avoir vu une énorme pierre projetée hors de l'eau. Les relevés de température héliportés réalisés hier montrent une différence de température nette (plus de 11°C) entre la mer et la zone de bouillonnement. La directrice de l'IGN d'Espagne précise aussi que les données instrumentales indiquent l'absence d'activité volcanique dans la zone d'El Golfo. Sources : AVCAN; Canarias7; IGN.



Dépêche du 07 novembre 2011 :

L'activité éruptive se maintient au large de La Restinga, toujours marquée par la présence de tâches colorées et de remouds importants à l'aplomb des évents actifs. Le trémor, après une diminution sensible hier, connait depuis ce matin une nouvelle croissance. Sur l'île, les autorités continuent d'organiser l'aide aux personnes déplacées de La Restinga. Parallèlement, les membres du PEVOLC ont indiqué aux autorités locales que le taux de dégazage occulte du CO2 mesuré sur l'île, a connu une nouvelle phase d'augmentation, passant à un peu plus de 1200 tonnes/jour. Cette hausse fait suite à la réalimentation magmatique profonde, déjà à l'origine de la sismicité enregistrée sous la zone d'El Golfo. Sources: AVCAN; IGN; Canarias7.



Dépêche du 06 novembre 2011 :

Un accès contrôlé et temporaire est autorisé pour les habitants de La Restinga. La décision est prise suite à une diminution de l'activité de surface qui ne présente plus à l'heure actuelle qu'un bouillonnement proche de ce qu'il était au départ de l'éruption. Le trémor reste toutefois très intense, signe que l'activité éruptive demeure importante. Cette vidéo tournée ce matin vous permettra de visualiser le phénomène. Sources : AVCAN; Gouvernorat des Canaries; Youtube; IGN.



Dépêche du 06 novembre 2011 :

D'après le dernier communiqué du "gouvernorat" des Canaries, la zone d'émergence du nouveau cône (auquel l'AVCAN propose de voter pour donner un nouveau nom, suivre ce lien pour voter) se trouve à environ deux kilomètres de La Restinga. Il semble donc s'agir de l'une des bouches récemment ouvertes, plus en amont de la précédente. L'ensemble du village est dores et déjà évacué, la plupart des habitants ayant été relogés dans leurs familles. A noter que l'énergie libérée par la crise sismique profonde stagne depuis hier en raison de son affaiblissement. Pendant ce temps les particules produites par l'éruption s'étalent au large, emportées par les courants, comme le montre l'image MODIS prise hier. Sources : AVCAN; Eldiarioavisos; "gouvernorat" des Canaries; MODIS.



Dépêche du 05 novembre 2011 :

La Restinga a été évacuée suite à une décision prise par le PEVOLCA. Une activité subaérienne a débuté en effet au large avec des explosions dont les panaches de cendres et eau, non encore cypressoïdes (trop d'eau, voir cette photo), montent à quelques dizaines de mètres de hauteur. Sources : AVCAN; La Provincia.



Dépêche du 04 novembre 2011 :

Le navire océanographique Ramon Margalef a mis en évidence la présence d'une fracturation dans la zone d'El Golfo, au large de la Frontera. Les scientifiques à bord décrivent la présence de "sédiments de nouvelle génération et des particules en suspension" mais ne parlent pas de lave. Les dernières déclarations du PEVOLCA n'indiquent pas d'activité éruptive en cours dans cette zone. Ils confirment par contre que la sismicité profonde enregistrée sous le flanc nord est liée à un processus de réalimentation magmatique, qui a eu pour conséquence l’augmentation de l'éruption en cours au large de La Restinga. Le PEVOLCA n'exclut pas qu'une activité éruptive sous-marine puisse démarrer dans la zone d'El Golfo mais estime que cela prendrait encore un peu de temps. Au large de La Restinga une zone de bouillonnement circulaire, dont la surface montre de l'évaporation (signe de la haute température de l'eau) a été photographiée. Elle accompagne la formation de zones de couleur marron, riches en particules libérées par l'éruption. Du fait de ce regain d'activité plusieurs habitants de La Restinga ont pris la décision spontanée d'évacuer la zone, alors que le PEVOLCA n'a donné aucune consigne particulière, la zone éruptive étant sous surveillance 24h/24. Sources: Diario El Hierro, AVCAN, gouvernorat des Canaries.



Dépêche du 03 novembre 2011 :

Voici quelques images montrant l'évolution de la tâche colorée au large de la Restinga. Le signal du trémor, qui reste très intense actuellement, connait des variations d'amplitude importantes, allant parfois jusqu'à la saturation. Sources : IGN; AVCAN; Laprovincia.es



Dépêche du 03 novembre 2011 :

Depuis cette nuit 00h40 le trémor éruptif est monté assez brutalement d'un nouveau cran ce qui suggère que l'activité éruptive est plus intense au niveau du nouveau cône. En parallèle, la sismicité sous l'île produit depuis quelques jours des secousses de haute magnitude, la plus forte s'étant produite hier avec une magnitude de 4.4 sur l'échelle de Richter (hypocentre 23 km de profondeur). Cette sismicité est à recouper avec les résultats des campagnes de mesure de dégazage occulte du CO2. Ces dernières montrent en effet une augmentation du taux de CO2 diffusant à travers le sol de l'île (340 tonnes/jour en temps normal, 600 tonnes/jour au début de l'éruption, 1100 tonnes/jour environ actuellement), signe de la présence de magma. D'autre part, l'AVCAN rapporte que le professeur Takeshi Sagiya, en charge du réseau GPS observe qu'il n'y a eu aucune déformation significative sur les stations installées sur l'île depuis plusieurs semaines. Deux scénarios possibles sont donc mis en avant par l'AVCAN. Le premier suppose un système relativement fermé: la sismicité profonde actuellement enregistrée sous le flanc nord, liée à une nouvelle remontée de magma, provoquera une déformation qui augmentera graduellement, comme ce fut le cas en juillet et août. La seconde suppose que l'éruption actuelle maintient à contrario le système ouvert: le magma qui se met en place en profondeur est drainé en permanence depuis la zone de sismicité sous le flanc nord vers le nouveau cône sous-marin et n'entraine pas de déformation supplémentaire. L'augmentation progressive du trémor éruptif depuis plusieurs jours, peu de de temps après la mise en place des nouvelles poches de sismicité, et en l'absence de déformations supplémentaires, suggère que la seconde hypothèse est la plus probable. L'éruption a donc un potentiel pour durer dans le temps et il reste donc tout à fait nécessaire de s'interroger sur une possible émergence du nouveau cône, et de l'activité surtseyenne qui en découlerait. Sans de nouvelles données bathymétriques, que seul le navire océanographique peut produire, il est impossible de savoir à quelle profondeur se situe l'évent maintenant. Mais le journal en ligne Canarias Ahora rapporte toutefois que de la vapeur d'eau a été observée hier à la surface de l'eau, à l'aplomb du nouveau cône (cette information reste toutefois à préciser). A en croire les communiqués du PEVOLCA, la composante rhyolitique serait négligeable dans le mélange et l'éruption semble bien essentiellement basaltique (basanitique). Affaire à suivre. Sources : IGN; AVCAN; Canarias Ahora; Gouvernorat des Canaries.



Dépêche du 02 novembre 2011 :

Le journal en ligne Diario El Hierro met en avant les conclusions du rapport d'un professeur d'université, géochimiste et pétrographe, mr Domingo Gimeno Torrente. Ce dernier indique que les échantillons flottants sont issus d'un mélange de magmas de type "mingling (deux magmas coexistants dans une même chambre mais non mélangés, un peu comme l'eau et l'huile). Le premier magma est une basanite (basalte alcalin soussaturé en silice) et forme la croûte noire des échantillons. Le second est une rhyolite alcaline (roche acide (sur)saturée en silice) qui forme le cœur blanc des échantillons: sa richesse en bulles ("ponce") explique leur flottabilité. Ce professeur estime en outre qu'un tel mélange pourrait conduire à une explosivité plus grande de l'éruption. Il se trouve en effet que les magmas acides ont, lorsqu'ils sont en contact avec un faible tranche d'eau, un rendement plus grand dans la transformation d'énergie thermique en énergie mécanique: en clair, un volume de rhyolite en contact avec un volume d'eau donné (qui doit être optimal) provoquera des explosions plus puissantes que le même volume de basalte. Reste à savoir quel magma alimente l'éruption en cours. la basanite ou la rhyolite? Au vu de l'évolution rapide de la sismicité depuis le mois de juillet et de la remontée tout aussi rapide du magma au départ de l'éruption, il semble plus probable que la basanite, fluide, soit le magma éruptif principal. Dans cette hypothèse il aurait pu rencontrer sur son trajet une poche de rhyolite stagnant sous le flanc sud de l'île, provoquant le mingling et la formation des échantillons flottant. Selon ce professeur il serait essentiel d'avoir une récolte systématique des échantillons pour analyser l'évolution de leur composition et acquérir la certitude quand à la nature du magma éruptif. En particulier il sera important de savoir si la quantité de rhyolite émise diminue dans le temps ou non afin de pouvoir anticiper sur une activité explosive plus intense que prévue jusqu'à présent. En attendant les moyens logistiques s'organisent sur l'île, sans rapport avec les questions d'ordre géochimique précitées, mais probablement plus avec l'évolution de la sismicité sous le flanc nord de l'île. Une unité militaire est en charge de la mise en place de centres d'hébergement mobiles dans l'objectif de pouvoir accueillir jusqu'à 2000 personnes en cas d'évacuations importantes. Ce dispositif, demandé par le PEVOLCA, viendra compléter les centres d'hébergements de la Croix Rouge, déjà capables d’accueillir 2500 personnes. Cette mesure est d'autant plus importante que l'augmentation du trémor depuis hier et l'apparition de secousses sismiques à 15-18 km, sont cohérentes avec des mouvements de magma et une intensification de l'éruption en cours au large de la Restinga. Sources: gouvernorat des Canaries; Diario El Hierro; IGN; AVCAN.



Dépêche du 01 novembre 2011 :

La crise sismique qui affecte la partie nord de l'île se poursuit avec, désormais, deux zones de foyers. La principale se localise entre 20 et 25 km de profondeur, la seconde entre 15 et 18 km. Les volcanologues n'excluent pas que cette sismicité soit le résultat d'une réalimentation en magma du système qui alimente l'éruption en cours au sud de l'île (trémor toujours stable, des fragments de roche flottants sont toujours observés). Ils vont un peu plus surveiller la "poche" de sismicité qui se met en place à 15-18 km de profondeur, afin de tenter de savoir si elle pourrait produire une éruption sur le flanc nord. Pour cela les volcanologues vont mettre en parallèle son évolution avec les mesures d'émission diffuse d'hélium (libéré par le magma et qui passe à travers le sol) et les mesures de déformations, signes plus tangibles d'une éventuelle remontée magmatique au nord de l'île. Dans un but d'anticipation les autorités vont à nouveau mettre en place des campagnes d'informations sur les gestes à avoir en cas de forte sismicité ou d'éruption. Sources : IGN; Gouvernorat des Canaries, Canarias Ahora.



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