Nom : Miyake-jima
Région/Pays : îles Izu / Japon
Lat./Long. : 34.079 N/139.529 E
Alt. : 815 m

Les éruptions volcaniques du volcan Miyake-jima. Retrouvez l'historique des éruptions et l'activité du volcan Miyake-jima décrite éruption par éruption :

Date de l'éruption : Du 27-06-2000 au 26-09-2000

Résumé :
Tout débute le 26 juin 2000 par un essaim de secousses accompagné par une déformation qui sonnent le début de la crise. A 19h30 (heure locale) le J.M.A (Japan Meteorological Agency) fait passer un VAA (Volcanic Ash Advisory) par le VAAC de Tokyo. A 19h33 un bulletin d'alerte annonçant la probabilité d'une éruption est lancé. La sismicité débute au sommet de l'édifice, puis migre vers l'ouest. Elle atteint un pic vers minuit, et les personnes qui vivent au sud et l'ouest de l'île sont évacuées. Le 27 juin, dans la matinée, un bateau de pêche observe un zone décolorées dans l'eau, à environ 1km au large des côtes de l'île, au nord-ouest d'Ako. La sismicité diminue avant de repartir de plus belles: elle est alors interprétée comme résultant de la migration d'une masse magmatique. Pendant les jours qui suivent le sommet est la source d'une très intense sismicité et d'une forte déflation ("dégonflement") liées à un affaissement de la zone sommitale: un nouveau cratère se forme, alors qu'aucune éruption n'est en cours. Le premier panache de cendres, peu important car il ne monte qu'à 800 m de hauteur, est relevé le 08 juillet à 18h41 (heure locale). Les mesures et analyses de ses produits indiquent qu'il ne contient pas de magma juvénile (neuf). Le 09 juillet les dimensions du nouveau cratère sont prises et indiquent 1000 m de diamètre pour 200 m de profondeur. Les volcanologues lui donnent pour origine la migration de la masse magmatique du mois de juin, qui a laissé un "espace vide" sous le sommet, entraînant son affaissement. Suite à ce dernier, et jusqu'au 14 juillet, toute la zone sommitale est le siège d'une déformation cyclique assez régulière: une déflation de plusieurs heures est brutalement interrompue par une augmentation importante de la sismicité accompagnée d'une forte inflation: le volcan respire! Le 14 juillet, vers 04h00 du matin (heure locale) débute une activité phréatique intense qui recouvre le quart nord-est de l'île d'épais dépôts. Ce premier paroxysme ne s'arrête que vers 13h00 le 15 juillet, et les images prises à se suite montrent un cratère profond 400m et toujours large 1000 m. Au fond de ce gouffre se poursuit une petite activité phréatique, avec la formation de panaches cypressoïdes (panaches en "crête de coq"). Le volume estimé pour cette crise approche les 10 millions de m3. L'activité se calme alors jusqu'au 10 août où elle reprend, toujours sur le mode phréatique. Cette seconde crise débouche sur un second paroxysme le 18 août qui donne naissance à un panache haut de 8000m. De fortes chutes de cendres recouvrent toute l'île, bien qu'elles soient beaucoup plus importantes sur le versant nord-ouest à cause d'un vent provenant de l'est sud-est. Un avion alors en vol entre dans le panache, perdant deux de ses moteurs. Le pilote parvient toutefois à poser l'avion sans trop de soucis, mais la compagnie aérienne chiffre les dégâts à 4 millions de dollars. Suite à cette phase intense, qui n'a pourtant duré que deux heures, des blocs de 2 mètres de large sont retrouvés à presque 2 km de distance de la caldera d'où ils ont été projetés, et des odeurs de soufre bien marquées sont senties jusqu'à Tokyo, à plus de 180 km au nord de l'île!! Les observations faites le 20 août par un scientifique de l'université de Tokyo indiquent la présence, au fond de la caldera, de trois cônes desquels s'échappent des coulées de boue confirmant la présence d'une activité phréatique. Les choses stagnent jusqu'au 29 août lorsqu'à 16h30 (heure locale) une sismicité type trémor commence à être enregistrée. Elle correspond au début d'un troisième paroxysme qui produit un panache de cendres noir, haut de 4000 m, accompagné de deux déferlantes qui s'écoulent lentement (4 à 8 m/sec) sur les versants nord-est et sud-ouest de l'île, recouvrant la station météo qui enregistre, à leur passage, une élévation de température de 10°C. Il s'agit en fait de nuages "froids", d'origine purement phréatique, au bonheur des deux géophysiciens qui se trouvaient à bord de leur véhicule lorsque la déferlante nord-est les a englobés! Les cendres contenues dans le nuage les empêchant de rouler, ils décident même de sortir du véhicule, ne ressentant aucune sensation de chaleur particulière. Un Comité pour la Prévision des Eruptions, après analyse des données de terrains et des données géophysiques, estime que cette phase est liée à la déstabilisation du système hydrothermale de l'édifice, en réponse à l'effondrement de la caldera sommitale, et a un éventuel contact entre de l'eau de mer et du magma ascendant. Sur les résultats de ce comité, le gouvernement décide de l'évacuation totale de l'île. Suite à cet épisode, le volcan reste le siège d'une activité relativement soutenue, marquée par des émissions de cendres très fréquentes. Celles-ci se calment vers la fin septembre, et l'activité ne cesse de décroître, à tel point que plus aucun panache n'est observé dès la mi-octobre. Deux légères reprises seront toutefois notées en décembre, où une augmentation de la température dans le cratère actif se traduit par des incandescences visibles de nuit, et le 19 mars où une faible activité éruptive anime une dernière fois le Miyakejima.

Lieu de l'éruption : Sommet et flanc ouest (ss-marin)


Date de l'éruption : Du 03-10-1983 au 04-10-1983

Résumé :
L'activité éruptive débute le 03 octobre 1983, à 15h00 (heure locale), après 1h20 min de sismicité précurseur. Une fissure éruptive longue de 4km, localisée à une altitude d'environ 500m sur le versant sud-ouest de l'île-volcan, s'ouvre et laisse s'échapper des fontaines de lave basaltique. Dès le début de l'éruption les messages d'alertes sont diffusés à Ako et les 1400 résidents sont évacués principalement par bus, mais aussi par bateau de pêche, vers la côte nord de l'île. Sur la fissure, la situation évolue rapidement avec la formation, à son extrémité avale, d'un important panache de cendres, fruit d'une activité phréatomagmatique. De la fissure s'échappent, en outre, quatre coulées de lave. La coulée la plus en amont (coulée "A" dans le texte) part en direction de l'ouest et est bien alimentée. Juste en dessous, à quelques dizaines de mètres, une seconde coulée s'échappe, mais s'arrête après avoir parcouru 1300m. 400 mètres en contrebas une autre coulée prend naissance mais, faute d'alimentation, s'arrête au bout de 700m. Enfin, de l'extrémité avale de la fissure éruptive une quatrième coulée (coulée "B" dans le texte) s'échappe en direction du sud et coupe rapidement la route peu après la sortie du village d'Higashiyama. C'est à proximité de cet évent effusif que, peu de temps après le début de l'éruption, débute l'activité explosive phréatomagmatique, qui donne naissance à un panache de cendres dont l'altitude atteint les 10km vers 16h00 (heure locale). Cette activité explosive oblige les avions de secours qui avaient décollé de Tokyo peu de temps auparavant, à retourner à leur point de départ. Dès le début de l'éruption les habitants ont commencé à rejoindre les lieux de secours prévus en cas de crise (écoles, mairies, etc.) mais selon un rapport non confirmé, une trentaine de personnes auraient rapidement évacuer la mairie du village de Tsubota (flanc sud-est) suite à l'effondrement de son toit, du fait du poids des cendres accumulées. C'est en effet sur ce versant de l'île que les cendres et lapillis issus du panache phréatomagmatique retombent en plus grande quantité, poussées par le vent. Sur le versant sud-ouest, les événements sont différents, mais tout aussi menaçants. En effet, la coulée A s'étale vers l'ouest et, après avoir passé un petit col entre deux vieux cônes de scories, descend droit sur le village d'Ako. Un temps déviée vers le nord-ouest par le rebord d'une ancienne caldera, elle reprend sa course vers l'ouest et descend droit sur le village, qu'elle commence à brûler vers 18h00. Pendant la nuit c'est environ 80% du village qui disparaît dans les flammes. A 19h00, la coulée B atteint la mer, à 450 m du village d'Higashiyama. À 21h40 une nouvelle activité explosive, hors de l'axe de la fissure éruptive, ouvre un évent sur la ligne de côte sud, à 850m à l'est du point d'entrée en mer de la coulée B. Un cratère large de 300m, nommé « Mippana Crater », se forme et une nouvelle fontaine de lave apparaît. Elle se maintient jusqu'à 23h00 et s'arrête, mais une activité explosive sous-marine prend le relais à 23h10, à nouveau dans le prolongement de la fissure éruptive. Lorsque les scientifiques arrivent le lendemain, 04 octobre, vers 05h00 du matin, l'éruption est arrêtée depuis une bonne heure, et seul un front de coulée avance encore lentement dans ce qu'il reste du village d'Ako. Le front des coulées avancera encore dans le village jusqu'au 8 octobre, arrosés avec de l'eau de mer en permanence par les pompiers. Au total plus de 2000 personnes ont rejoint la côté nord de l'île, et environ 200 personnes ont été évacuées le 04 octobre par bateau.

Lieu de l'éruption : Flanc sud-ouest


Date de l'éruption : 17-08-1763

Résumé :
Eruption latérale très importante qui a sévèrement affecté le village d'Ako.

Lieu de l'éruption : Oyama et maar de Shinmio (flanc sud sud-ouest)


ACTIV - Association pour la Connaissance et la Transmission de l'Information en VolcanologieACTIV - Association pour la Connaissance et la Transmission de l'Information en Volcanologie
Rechercher un volcan
Recherchez un volcan grâce à son nom
Listes de volcans
Recherche de volcans par listes

Nous n'avons pas encore de photo pour ce volcan...
Vous voulez nous aider et mettre vos photos en ligne...

Contactez-nous ! contact@activolcans.info

L'activité de l'année du volcan Miyake-jima
Remonter dans le texte
Descendre dans le texte
  Année 2010 :

        •  Mois de juillet


Revenir au début du texte